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Ordonnance de référé du tribunal de grande instance de Paris du 14 avril 2008, Mme X. / Google France et Google Inc.
Madame X. est utilisatrice des Google Groups depuis une dizaine d’années. Elle constate que certains messages contenant des informations relatives à sa vie privée datant de 1998 sont accessibles depuis le moteur de recherche Google.fr.
Le juge affirme qu’il faut lui appliquer la loi de l’Etat de Californie, lieu de production du fait générateur du dommage.
En outre, il estime que la loi française applicable à la protection des données personnelles n’est pas une loi de police car elle ne s’impose pas pour la sauvegarde de l’organisation sociale de la communauté française. Par ailleurs, le défaut d’application de cette loi ne signifie pas qu’aucune règle ne sera utilisée pour définir le caractère licite de la collecte de données personnelles.
Il réserve toutefois le jeu de l’ordre public international que le cadre de son intervention en référé ne lui permet pas d’examiner.
Sur la suppression des messages litigieux :
La loi n°78-17 n’est pas applicable en l’espèce car le responsable du traitement n’est pas établi sur le territoire français ou européen, et il n’a pas utilisé de moyens se trouvant sur ces territoires.
L’inscription à un Google Group emportant connaissance de son fonctionnement, la demanderesse ne pouvait pas ignorer que son adresse électronique figurerait dans les messages échangés, son consentement n’a donc pas été violé. En l'absence de trouble manifestement illicite, l'urgence n'est pas caractérisée.
Source : Juriscom.net








